BILLET D’HUMEUR

Un arrêté du préfet de la Vendée est sortie conditionnant les modalités pour pouvoir faucher (débroussailler) les abords des routes en raison des risques incendies, il y a quelques jours (remis régulièrement à jour).

Les agents concernés ont interpelé rapidement leur hiérarchie, car les agents étaient attentifs à cet arrêté attendu. En effet les départs de feu étaient nombreux ce lundi, les journaux s’en faisait l’émoi.

La première réaction de la hiérarchie (certains chefs) était: “Nous ne sommes pas au courant, je vais me renseigner.“. Puis l’ordre a été donné de continuer la fauche avec un extincteur à eau.

Plusieurs problèmes se pose alors:

  • la disponibilité des extincteurs à eau;
  • où mettre l’extincteur dans le tracteur ? En effet, certains tracteurs (ex tracteur de pente) n’ont pas de place (il n’y a déjà pas de place pour mettre la glacière et le souffleur). L’extincteur doit être attaché, car dans les pentes et les dévers, il peut casser les vitres, blesser les agents, gêné aux manoeuvres…
  • la question de la formation
  • Si l’incendie peut prendre sur l’engin (à coté du moteur), il prend généralement dans le dos du chauffeur qui avance à 4 ou 5 km/h.

Les risques incendies n’est pas anecdotique. L’an passé nous dénombrons plusieurs départ d’incendies.

Nous constatons que la pression sur la fauche pour faire des économies est forte. L’idée de la direction est de restreindre la période de fauche. Si la période a été restreinte sous couvert de l’environnement, cette année elle est amputé d’un mois en raison des risques incendies. La canicule précoce a avancé dans le calendrier le risque et force est de constater que cela n’empêche pas de faucher.

Il faut noter que la fauche est plus intense quantitativement. Attendu que l’on fauche maintenant moins certains secteurs en fauchant que tous les deux ou trois ans (avant tous les ans), la végétation est plus dense, les engins avancent moins vite et souffrent plus. Cela engendre plus de pannes ou des réparations plus longues.

Ne pas faucher est certes des économies, mais c’est aussi hypothéquer notre patrimoine (routes, ponts…), notre espace public. L’économie est donc temporaire. “. Comme le concède dans le journal de la Vendée n°330 de juin 2026 page 9, “1€ investi au bon moment dans l’entretien des routes permet d’éviter 5 à 20€ de dépenses supplémentaires plus tard“. La CGT CD85 y souscrit totalement. On s’étonne que cela ne soit pas appliqué pour la fauche.

La CGT CD85 a une explication rationnelle. La taille des centres routiers et leur répartition sur le territoire est conditionné par:

  • la veille hivernal (circuit de salage des routes).
  • La fauche
  • les délais d’intervention pour les accidents

Diminuer le niveau de service public, c’est la possibilité pour la collectivité de supprimer des centres routiers (ce qu’elle fait en 2026 avec le centre de Saint Fulgent).

Le PAM

Ces affiches ont été crée par l’IA, toute ressemblance avec des personnages réels n’est que le fruit de ChatGPT.


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