Manifestation du samedi 24 La Roche Sur Yon changement

Le préfet a interdit tout rassemblement dans le centre ville de La Roche Sur Yon. Aussi le rassemblement prévu initialement place Napoléon à la Roche Sur Yon est déplacé Place Réaumur à 15 h.

Rendez-vous place Napoléon de La Roche Sur Yon changement: 15h Place Réaumur

Les autres manifestations sont maintenues.

Pourquoi cette décision du préfet parait “idiote” ?

La publication de la préfecture est pour le moins maladroite.

1/ Rappelons que s’il y a eu beaucoup de monde, il n’y a pas eu de “casse” lors des manifestations du 17 octobre 2026 dans le centre ville. Elles ont eu lieu dans un quartier populaire de La Roche Sur Yon, le soir. Aussi en écrivant “À la suite des exactions intolérables commises le week-end dernier“, la décision apparait tout d’abord comme une sanction collective (que tout le monde se moque). Ensuite, la préfecture s’abaisse en position de “père de famille donneur de leçon”. Si certains voient encore l’institution comme dynamique, combative, entreprenante, audacieuse, maintenant beaucoup la juge suffisante, prétentieuse, ridicule. Enfin, en donnant son opinion, cela apparait comme un organe politique.

2/ Si la préfecture doit garantir l’ordre public, on attend de la préfecture qu’elle fasse preuve de loyauté envers les valeurs de la république ( à ne pas confondre avec le loyalisme: la soumission aveugle à l’autorité); qu’elle respecte la constitution, dont la liberté fondamentale de manifester. Nous rappelons à cette occasion que si la sûreté est une liberté fondamentale (le fait de ne pas être inquiété par l’autoritaire et l’arbitraire), la sécurité ne l’est pas. C’est toujours au nom de la “sécurité” que le pouvoir s’attaque aux libertés. La préfecture (l’État) apparait comme liberticide.

3/ La préfecture en interdisant le centre ville apparait en position de faiblesse, incapable d’assurer l’ordre public dans une manifestation. Lors de la manifestation du 17 octobre, chacun a pu observer les faiblesses en moyen des forces de l’ordre. Nous savons les pompiers en grande difficultés, mais c’est donc parce que l’État n’a plus les moyens d’assurer “la sécurité” (plus de force de police suffisantes) qu’elle bride les manifestations ? Sommes nous descendu si bas ?

4/ La préfecture rompt le dialogue avec les manifestants. Traditionnellement, les manifestations se terminent devant la préfecture où une délégation est reçue afin de porter les revendications. Si le préfet veut désormais s’adresser aux manifestants, il devra aller les rencontrer sur le terrain des manifestants: la rue. À cette occasion, rappelons que la Présidente de la région a exigé la levé des barrages devant les lycées pour engager le dialogue. Force est de constater qu’il y a une instance de dialogue qui s’appelle les Conseil d’Administration et que des sièges sont souvent vides: ceux des élus. CQFD.

5/ La préfecture ouvre plusieurs “fronts” qu’elle devra gérer. Le premier, la manifestation au rond point route de la Tranche. Un second, la manifestation des syndicats et lycéens place Réaumur. Un troisième dans le périmètre interdit. Un quatrième dans les quartiers populaires en tension. Si des rassemblements ont lieu d’un des mouvements de “l’extrême droite” dans le périmètre interdit (et qu’il se mettent sur les réseaux par orgueil), alors la préfecture se rendra complaisant, connivent, voir complice de l’extrême droite aux yeux de ceux pour cela a été interdit. C’est dangereux. S’il y a de la casse, se sera de l’unique faute de la préfecture qui s’est mise en position de faiblesse. Beaucoup s’interrogent si cela n’est pas le but en réalité rechercher: le chaos.

6/ Interdire le centre ville en cette fin de mois, alors que les misères (salaire, traitement, pensions) ne sont pas tombées, force est de constater que les Yonnais et les Vendéens font leurs courses dans les supermarchés, dont celui du Leclerc route de la Tranche (qui est l’un des plus grand du département), avec tous les magasins à coté. On ne comprend pas la motivation de la décision. Beaucoup ont le sentiment que l’interdiction a pour seul objectif, au mieux, de protéger les institutions et qu’elle se moque en réalité des commerces. Cependant La Roche Sur Yon n’est pas Paris, ni Nantes.

Bref cette décision apparait comme inutile, maladroite et vexatoire.

La préfecture pourra compter sur une météo pluvieuse et un week-end en milieu de vacances. Mais la colère est là. Deux autres dates sont déjà prévues.

Toute pression sociale, budgétaire, des dominants, des gouvernants, de haut vers le bas, reçoit une poussée inversement proportionnelle, de bas en haut, à l’inhumanité et la misère déplacée. Plus la pression est contenue et plus l’explosion est forte. Tout le monde redoute l’explosion, sauf les fous.

La CGT CD85

Le parcours de la manif

La manifestation de 15h partira de la place Réaumur (Chambre d’agriculture, MSA, stade, route des Sables). Le cortège ira vers le Boulevard Arago (piscine), pour passer devant le Lycée Pierre Mendes France, puis prendre la direction du Boulevard Lavoisier (AFPA) (où la jonction doit se faire avec la manifestation du du rd pt route de la Tranche); puis retour direction vers le rond point de la route des Sables (Mendes France).

Qui sera présent ?

Parmi les “institutionnels”: la CGT, les lycéens et étudiants, des Gilets Jaunes, Solidaires, SNES-FSU, la confédération paysanne, des associations… Des partis politiques, pourrons se joindre au mouvement (généralement en retrait). Mais surtout il y a de nombreux travailleurs, fonctionnaires, pensionnés… qui en ont ras-le-bol de leur prendre la bourse et la vie au profit des plus riches. La CGT CD85 prendra sa part. Chacun notera les absences remarquées.

Les revendications restent inchangées.

La CGT CD85 s’associe au collectif pour:

  • plus de justice: contre la justice de classe; pour l’accès à la justice; pour le respect des règles et des principes républicains et démocratiques…
  • moins de violence institutionnelle: pour la sureté (le fait de ne pas être inquiété par l’autoritaire et l’arbitraire); pour la défense de l’intérêt général; pour un contrat social solide; contre les procédures qui favorisent le non recours aux droits…
  • pour le pouvoir d’achat: nourriture, carburant, chauffage, se soigner, se socialiser…
  • l’augmentation des traitements, salaires et des pensions
  • baisse des prix des carburants
  • des services publics qui fonctionnent: lycées et établissements scolaires, hôpitaux, routes, sécurité sociale…
  • la démocratie: séparation des pouvoirs législatif, exécutif, judiciaire, les médiats et la finance.
  • la liberté d’expression: droit de grève et de manifestation, libertés syndicales…
  • la justice fiscale : l’égalité devant l’impôt et contre la fraude fiscale
  • le droit à l’instruction: Parcoursup
  • contre les guerres
  • contre les discriminations: misogynie, misopédie; xénophobie…
  • …

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