BILLET D’HUMEUR
La hiérarchie nous parle souvent de bienveillance. Mais vouloir le bien à la place de l’autre est-ce vraiment bienveillant ?
À la CGT CD85, lorsque que la direction nous ressort “LA BIENVEILLANCE”, bien pensante,(lors des conflits entre agents, ou pour nous imposer par exemple la prévoyance) elle est suspecte. On soupçonne l’hypocrisie, la filouterie. En effet, elle se substitue souvent aux valeurs de justice, d’égalité : “soyez bienveillant monsieur“; “C’est dans votre intérêt“… “Qu’est ce qu’ils en savent que c’est dans notre intérêt ? C’est surtout dans le leur.“
C’est, nous le constatons, un outil de management pour arrondir les angles. Elle souligne souvent l’impuissance d’une direction (ou plus certainement une fragilité) de sa culture de management. Elle reporte la responsabilité sur l’autre conformément à la culture de l’efficience et la résilience: “y’a qu’à“; “faut qu’vous“; “c’est comme ça“; “si tu n’es pas content tu dégages“… C’est implicitement le rapport de dominé/dominant intrinsèque; “la bonté du dominant”.
Leur BIENVEILLANCE est intrusive, elle s’impose et n’est pas véritablement empathique.
Si l’intention de la bienveillance est louable, alors critiquer LA BIENVEILLANCE nous rend de suite coupable. Pourtant ce n’est pas que nous (CGT CD85) soutenons la malfaisance, la malveillance, l’imprudence, la négligence; bien au contraire. Ce que nous critiquons c’est sa récupération politique et managériale, sa marchandisation (sa contractualisation), le chantage affectif qui se substitue aux valeurs de justice et d’égalité. La CGT CD85, prend soin de bien faire la différence entre ce que LA BIENVEILLANCE évoque et se qu’elle permet.
La CGT CD85 que des services abusent culturellement de la méthode. C’est par exemple l’ASE avec le “bien-être de l’enfant”, qui n’est en réalité qu’un voile pudique. Elle en use sur les enfants, mais aussi sur les agents que la hiérarchie domine, sans contrôle.
LE PAM


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