Le droit de grève est un droit fondamentale des travailleurs. Le droit des Assistants Familiaux (AF) n’y échappe pas. Cependant, les employeurs font le nécessaire afin qu’il ne s’applique pas afin d’affirmer “le servage” des Assistants Familiaux.
Pour cela, les employeurs invoquent “l’intérêt supérieur des enfants“, pour restreindre le droit de grève des Assistants Familiaux. Nous le savons tous que ce n’est qu’un voile pudique, dégainé pour n’importe quoi, n’importe quand, non pas pour préserver “l’intérêt supérieur des enfants”, mais pour porter l’intérêt des services et des collectivités territoriales ou leurs établissements (ce n’est pas la même chose). Ainsi souvent les collectivités exigent que les Assistants Familiaux assurent une prise en charge éducative minimum des enfants pendant la grève. Globalement, “AF vous faites grève, mais vous vous débrouillez pour gardez et vous occupez des jeunes“. Cela signifie, que l’AF n’a pas à se rendre aux injonctions “administratives”
Cette argument des employeurs a eu encore dernièrement une oreille attentive auprès des tribunaux administratifs (TA)garants de “l’ordre social” (TA Montreuil, 18 février 2026, n°2603306). Pour la CGT CD85, le problème est (nous l’avons déjà souligné) que, les tribunaux administratifs, à force de porter à bout de bras les collectivités territoriales (qui sont certes en difficulté, mais qui ont des pouvoirs exorbitants qui leur permettent de faire régulièrement n’importe quoi, pratiquement sans contrôle, ni police), un jour arrivera que le peuple rejettera élus et les tribunaux. L’histoire nous l’a montré à de nombreuses période. Ainsi, à la révolution française, si les châteaux ont été brulés, c’est principalement parce qu’ils étaient des lieux de justice.
Comment faire alors ?
Préalablement, il faut savoir, qu’a chaque préavis de grève, une discussion préalable doit être obligatoirement faite entre le syndicat qui a déposé le préavis et l’employeur. La CGT CD85 dépose un préavis tous les mois, pour lequel nous n’avons, à ce jour que mépris. Cette discussion a pour objet de notamment de discuter, des revendications et des modalités pour l’exercice du droit de grève. Aussi, à ce jour nous n’avons aucune consigne de la part de l’employeur pour l’application du droit de grève. L’employeur est en défaut.
Aussi deux possibilités sont offertes aux AF pour faire grève et manifester:
- en fonction des possibilités: trouver une solution individuelle avec un(e) collègue non gréviste, conjoint, ou mettre les enfants à la garderie, ou autre accueil homologué par le service de l’ASE.
- à défaut, contacter l’éducateur de placement (supérieur hiérarchique) de faire grève, de trouver une solution le temps de la grève (1h, 2h, 3h…).
Il est important de laisser une trace écrite à votre hiérarchie de votre volonté de faire grève, afin qu’il puisse prendre des dispositions. Aucune réponse est une réponse implicite. On ne peut se satisfaire également d’une gestion de fainéant par l’efficience et la résilience “y’a qu’a”; “faut qu’vous”; “c’est comme ça”; “si vous n’y arrivez pas, c’est que vous n’êtes pas “; les menaces… Ainsi cette méthode de management illustre qu’ils ne servent à rien.
“L’employeur méprise, se moque, diabolise, combat. Il ne comprend que le rapport de force “


Laisser un commentaire