BILLET D’HUMEUR
“La VENDÉE QUI BOSSE et la VENDÉE QUI S’AMUSE”
Les caisses du Conseil Départemental de la Vendée seraient vides. Mais cela depuis des années. Il nous avait pourtant promis LA PRIME INFLATION, il nous a donné deux entrées aux Floralies. S’il fait l’éloge du vélo, LA PRIME MOBILITÉ DOUCE (ou Forfait Mobilité Durable) pour les agents du Conseil Départemental de la Vendée: “dans le cul la balayette“. C’est tout de même 300€/an. Mieux, juste l’annonce de la fermeture du centre routier de Saint Fulgent faite, “le cirque Barnum” du cyclisme envahissait le centre avec son écran géant et tout le tintouin. Vous en voulez d’autres ?
Le Conseil Départemental de la Vendée s’attaque désormais à payer les indemnités de déplacement des Assistants Familiaux: parfois des centaines d’euro en moins par mois pour les AF. C’est fâcheux, alors qu’a lieu la course à la voile, la Vendée Arctique: une course sans cap, sans route, à la quête d’une ligne imaginaire, pour enfin revenir au point de départ. Cela pourrait être un programme politique.
Si notre Président aime citer le Petit prince de Saint Exupéry cependant, l’a-t-il bien lu ? L’a-t-il bien comprit ? S’il nous a raconté l’histoire de rose et du renard (la rose orgueilleuse et capricieuse était, pour lui, l’allégorie des agents), mais n’a-t-il pas sauté le deuxième paragraphe ? C’est l’interrogation depuis quelques années déjà, de beaucoup d’agent de la collectivité.
Résumé rapide du chapitre deux du Petit Prince
Le Petit Prince arrive sur l’astéroïde B-326. Il rencontre « l’homme le plus beau, le mieux habillé, le plus riche et de plus intelligent » . Cet homme vit seul sur sa planète et personne ne l’acclame, ne l’admire, ni ne l’applaudit. C’est “le vaniteux”. La vie du vaniteux prend enfin un sens avec la venue du petit prince auquel il lui demande de l’applaudir.
Amusé dans un premier temps par le fait de voir ce curieux personnage soulever son chapeau à chaque applaudissement, le petit prince trouve rapidement cela ennuyant et décide de poursuivre son voyage.
Bref, le vaniteux est un personnage qui ne vit qu’à travers les louanges de ses admirateurs. Pire, il n’écoute autrui que si les paroles prononcées le mettent en valeur. C’est la critique de Saint Exupéry de l’apparence avant de l’intériorité.
La CGT CD85 dans tout cela ?
Être aimé ou pas, de l’employeur ou des agents, pour la CGT CD85, n’a en réalité aucune importance. En effet, à vouloir se faire aimer, on se soumet, on se vend, on ment, on finit parfois par se mentir. Pour la CGT CD85, le plus important c’est justement “d’être” plutôt que “paraitre”, c’est à dire d’être indéniable. La CGT CD85 n’est pas “un partenaire social” de la direction. C’est la principale singularité de la CGT. La CGT CD85 aborde les dossiers avec un autre référentiel, en essayant de prendre de la hauteur. Pour des élus et la direction, ce serrait “outrageant”.
Cela déplait donc à la direction, aux élus. Cela déplait aussi, manifestement à d’autres syndicats. C’est la raison pour laquelle, la CGT CD85 est méprisée, moquée, diabolisée, combattue. Ainsi cet hivers, elle a été exclus des consultations sur la prévoyance. C’est la raison pour laquelle la CGT CD85 est régulièrement isolée du dialogue social (ex pour la prévoyance).
Cependant, parce qu’elle agit contre l’injustice (qu’elle dénonce), elle obtient des avancés significatives pour les agents (notamment pour les AF, mais aussi les collèges, les routes…), car elle est indéniable.
Le PAM


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