La CGT est souvent taxé de “communiste”. Mieux être inféodé au Pc. C’est caricatural et fait pour diaboliser la CGT. On vous explique.

S’il est vrai qu’il y a eu un alignement fort entre la CGT et le Parti communiste (Pc) en 1945 et 1970 (nombreux dirigeants de la CGT siégeant aussi dans les instances dirigeantes du Pc), c’est principalement du fait que CGT et Pc partageaient les mêmes valeurs et principes.

En 1990 (il y a plus de trente six ans), les instances de la CGT (Congrès) ont décidé une rupture strict avec le Pc conformément à la charte d’Amiens. Depuis, si la mouvance réformiste du Pc a pris la gouvernance (parmi les symboles: suppression de la faucille et du marteau au profit de l’étoile, abandon du drapeau rouge et de l’internationale), de son côté la CGT reste plus encore très hétéroclite (globalement du centre droit à l’extrême gauche). Cela est principalement liée à sa structure très autonome, déconcentrée de son organisation. Pour mémoire, la CGT n’est pas un syndicat, mais des syndicats qui mutualisent leurs moyens à travers des valeurs communes et une solidarité (la cotisation à 1%). À la CGT les syndiqués partagent des valeurs et des principes de gauche.

Pour mémoire, la CGT a vocation a défendre les travailleurs, les privés d’emplois, les pensionnés (retraités, malades, privés d’emplois), les futurs travailleurs… Elle défend leur (notre) santé c’est-à-dire le triptyque: santé physique, santé mentale et le social (salaire, pouvoir d’achat, éducation…).

C’est quoi être de gauche ?

Si cela signifie être communiste pour les uns, socialiste pour les autres, ou encore Mélenchoniste, NPA, Lutte Ouvrière, écologique… c’est incontestablement caricatural. Cependant, les militants CGT sont, par leurs valeurs et leurs principes qu’ils partagent, de gauche.

Ça ne signifie pas détester les riches, et s’accaparer tout le patrimoine des autres pour imposer le collectivisme, ou nuire à la liberté de chacun (zoo). C’est certes changer le système. Mais être de gauche c’est:

  • une société plus égalitaire et par conséquent plus juste devant la loi la société, dans la fiscalité, l’accès aux soins, face au sort… C’est la défense, par exemple, du principe: “je cotise en fonction de mes moyens et je reçois en fonction de mes besoins.” C’est ne pas confondre: liberté et caprice.
  • c’est moins de privilège lié à la naissance (suprémacistes de tous poils). Accorder les mêmes droits ne suffie pas, car certains partent avec beaucoup plus d’avantages que d’autres (pas sur la même ligne de départ). Aussi pour la Gauche, l’État doit intervenir pour réduire ces écarts (et non les accentuer).
  • en matière d’économie, le constat est qu’un marché laissé totalement libre concentre les richesses vers les toujours plus riches et endette les citoyens. Les plus riches (usuriers) finissent par se comporter en parasite, iresponsables . Il ne savent pas se tenir. Leur comportement engendre toujours une crise (une dette) qui est réglée invariablement soit: par l’impôt, l’inflation, la guerre, ou une révolution. C’est pour cela que pour la CGT il faut un Etat fort qui impose des règles pour protéger les personnes les plus fragiles.
  • Etre de gauche c’est privilégier les protections collectives: travail, environnement, santé, éducation, les discriminations… C’est: penser le monde avant de penser à son pays; son pays avant sa communauté; sa communauté avant ses proches; ses proches avant sa famille; sa famille avant soit. Être de droite c’est l’inverse. Le progrès social est tout aussi essentiel que la croissance économique.
  • Etre de gauche c’est ne pas confondre sécurité (une affaire individuelle) et sureté (le fait de ne pas être inquiété par l’autoritaire et l’arbitraire); loyauté (fidélité à des valeurs et des principes) et loyalisme (fidélité aveugle à un chef); besoin et caprice

La gauche est divisée. Ainsi par exemple les socio-démocrates sont, en principe, pour une économie fortement encadrée. Les socialistes veulent, normalement, un rôle encore plus important de l’Etat. La gauche dite radicale remet en cause, quand à lui, le système. L’extrême gauche prône pour y arriver la révolution.

Ceux de droites (les libéraux) reprochent à ceux de gauche de ralentir l’économie, avec trop de règlementations et des dépenses excessives. Ils usent, “dominant”, de stratagèmes rhétoriques (mépris, moquerie, diabolisation, combat) contre leurs opposants. Ils instaurent des managements toxiques (ex caîdats), pour s’imposer. Il font de la casuistique. Ils imposent leur lois sur les décombres de toutes les lois, leur pouvoir sur les ruines des autres pouvoirs. Ils prennent la direction des consciences (sélections dans les écoles, acquisition des médias mainstreams…) en commençant par les enfants et les plus vulnérables.

Mais force est de constater que depuis que les libéraux sont en place, ils ont instaurer une lutte de classe envers les classes les plus modestes. Les pauvres et les modestes, payent l’impôt, de leur bourse et de leur vie, au profit des caprices des plus riches. L’État ne s’est jamais autant endetté et il n’y a jamais eu autant d’entraves envers les pauvres et les modestes et de passe-droits pour les plus riches (Panama papiers, Paradise papers, Epstein…).

Pourquoi la CGT est dit syndicat révolutionnaire ?

La CGT n’est pas un syndicat réformiste comme les autres syndicats (CFDT, CFTC, Fo…). Elle agit sans complaisance, sans connivence, ni complicité. Elle ne compose pas avec le système. Elle veut changer le système. On ne négocie rien dans une consultation. On obtient rien en n’étant pas sur le même pieds d’égalité. Que peut on avoir si l’on ne cherche pas à sortir de l’ignorance ? C’est pourquoi elle engage toujours préalablement le rapport de force. C’est pourquoi la CGT CD85 ne signe pas des chèques en blanc.

Comme nous l’avons vu, lorsque les plus riches sont au pouvoir, ils ont deux objectifs: développer leur irresponsabilité; endetter la communauté pour s’enrichir. Nous l’avons vu, lorsque la dette n’est plus contenue, il n’y a que quatre solutions:

  • l’impôt mais les riches ne veulent pas le payer (car ils sont les usuriers), et les pauvres et les modestes ne peuvent plus le payer.
  • l’inflation mais les riches ne veulent pas être remboursés avec de “la monnaie de singe”.
  • la guerre (coloniale) qui consiste à rembourser la dette avec les richesses volé aux autres. Les guerres se font toujours entre des personnes qui se connaissent bien, par des personnes qui ne se connaissent pas.
  • la révolution. Cela consiste à dire aux usuriers “d’aller se faire foutre”, que la dette a été à leur profit, qu’ils sont les responsables. Aussi, ils doivent être jugés de leurs actes.

Si la CGT est dites “révolutionnaire”, c’est qu’elle ne croie pas qu’il est possible de faire entendre raison aux plus riches excepté, malheureusement par des mesures coercitives. C’est dans la nature de l’Homme riche de ne pas savoir se tenir, car il en veut toujours plus. Il manque de fair-play. Il exploite sans vergogne la nature et ses semblables (MARX).

Pourquoi la CGT rejette les idées fascistes ?

Les idées fascistes se développent lorsque le système capitaliste est en crise. Elles sont la solution politique des libéraux sur le principe: “tout change pour que rien ne change“. Le fasciste attire lorsque les pauvres et les modestes sont rincés. L’objectif est de résoudre la dette par la guerre et éviter la révolution. Ainsi les plus riches de se mettre au dessus des partis: financer et notamment vendre des armes aux deux camps.

Les caprices des plus riches se trouvent toujours dans le malheur des pauvres et des modestes.


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