On espère tous mourrir dans son lit de sa “belle mort”. Vous aimez les chiffres, en voici de 2024:
- 27 % de tumeurs (Cancers…)
- 21% de maladies cardio-neurovasculaire (AVC…)
- 10% de maladies respiratoires (pneumonies, “covid 19″…)
- 7% de causes externes (accident, suicides…)
- 6% de maladies neurologiques (Alzheimer, Parkison…)
- 4% de maladies digestives (foie, pancréas…)
- 4% de maladies endocriniennes (diabète…)
- 4% de troubles mentaux et du comportement (toxicomanie…)
- 6% autres (maladies, reins, hépatite…)
- 11% causes mal définies (arrêt respiratoire, vieillesse…)
Il faut savoir que, selon l’INSEE, les inégalités sociales continuent de creuser l’écart de longévité. L’exposition aux risques ne sont pas les mêmes.
Vous avez remarquez: on ne vous parle plus “d’espérance de vie” pour s’attaquer aux retraites. Pourquoi ? Simplement parce que nous sommes arrivé à un plateau (une asymptote voir une tangente) et les indicateurs indiquent que cette courbe va descendre.
Les conditions de travail se sont fortement dégradées en France. En 2021, selon l’institut syndical du commerce Européen, elle était derrière l’Albanie. La semaine dernière un rapport (que le gouvernement ne voulait pas sortir en janvier) montrait que la mortalité infantile a explosé en France depuis 2017, la plaçant derrière la Pologne.
Pour la CGT, la santé c’est un triptyque : le physique, le psychologique et le social. On ne peut pas rallonger la vie, mais il est possible d’éviter de la raccourcir. Les caprices des plus riches se trouvent toujours dans le malheur des pauvres et des modestes.
Ce qui est préoccupant, c’est que l’on ment et que l’on se ment notamment au travers de la production de chiffres. Le conseil départemental de la Vendée n’y échappe pas. La CGT CD85 a eu l’occasion de le dénoncer (très souvent seul) dans les instances. À propos de risques, lorsque l’on multiplie une interprétation, par une estimation, par une opinion on obtient une grosse connerie rappelle régulièrement la CGT CD85.
La CGT CD85 a dénoncée (et apporté) des exemples que de nombreux accidents de services ne sont toujours pas déclarés. Elle demande ainsi que les fiches alertes, risques, agressions, soient numérotés afin qu’elles ne se perdent pas sous les fourches caudines de la hiérarchie. Lorsque l’évènement a eu lieu sur le lieu de travail ou pendant les heures de travail, c’est réputé être un accident de service ou de travail: une déclaration doit être faite.
Les dernières mesures, sous la Présidence d’Alain Le Boeuf, visent particulièrement à accabler ceux touchés par le sort (la maladie, accident. Les attaques sur les primes, la participation à la prévoyance sont une parfaite illustration. C’est une injustice que ses prédécesseurs s’étaient préservés. Beaucoup d’agents ont désormais le sentiment d’être malade et coupable. Comme le disait un directeur de service (cela nous a été rapporté) “ne fait pas de déclaration, tu vas me faire baisser mes stats.” CQFD.
Lorsque le rapport de force changera, face à cette violence bien policée, bien endimanchée, personne ne sera étonné si “malheur au vaincu” soit prononcé dans la foule envers les auteurs de ces actes.
On ne mesure jamais la grandeur d’une civilisation à sa puissance, mais à la hauteur du respect qu’elle porte aux plus vulnérables, ceux accablés par le sort. C’est-à-dire son humanité.


Laisser un commentaire