Il était agent au centre routier d’Aizenay. Il nous a quitté cette semaine. Il n’avait pas 50 ans. Atteint d’une maladie professionnelle due à la silice cristalline présente dans l’absorbant, ils ont due faire une greffe des deux poumons. Cependant, il est décédé de complications quelques mois plus tard. Il n’était jamais véritablement sorti du coma pour sa greffe.
À défaut d’avoir obtenu la reconnaissance de l’accident de service, il se battait pour tout simplement vivre. Il avait réservé sa bataille contre l’employeur (“faute inexcusable contre l’employeur“), pour après sa greffe.
Oui l’employeur connaissait les dangers. La CGT CD85 l’avait alerté. La direction, méprisante (encore aujourd’hui), avait attendu l’accident, plusieurs mois après, pour agir. Pédante elle avait agit, là encore, par l’efficience et la résilience: “y’a qu’à“; “faut qu’vous“; “si tu n’es pas content tu dégages“; “c’est comme ça“… Elle ne sait pas faire son boulot”: prévoir, organiser, coordonner, commander, contrôler. Encore aujourd’hui ce produit traine dans les centres routiers.
Sébastien est un camarade courageux, dévoué, volontaire. Le Conseil Départemental de la Vendée est peu reconnaissante pour ses agents les plus dévoués, les plus engagés. Elle y préfère le loyalisme: la soumission aveugle au chef. La CGT CD85 fera tout pour accomplir ses dernières volontés.


Laisser un commentaire