Réunion publique sur la santé en Vendée

La CGT CD85 a répondu présente à la réunion publique organisée par l’Union Départementale CGT de Vendée et l’Union Locale CGT de La Roche sur Yon. Elle remercie les organisateurs. La santé impacte directement le conseil Départemental de la Vendée et ses agents.

Il y avait environ une centaine de personnes. C’est une réunion riche. Étaient présents: élus locaux (le Conseil départemental de la Vendée n’était pas représenté), professionnels de santé (infirmiers, aides à la personne, médecins généralistes, des syndicats, des spécialistes, associations, administratifs, psychologues…).

Les débats

Il y a unanimité à dire que la santé ne fonctionne pas et les perspectives ne sont pas bonne. Que le mur d’argent casse le système de santé (“je contribue en fonction de mes moyens et je reçois en fonction de mes besoins“) pour mieux imposer le leur qui permet de prendre de l’argent sur la vie.

Sur le manque de médecins généralistes, sur les 95 000 médecins inscrit à l’ordre seulement 45 000 exercent en tant que médecin généraliste. Il faut s’interroger: pourquoi ? Si les médecins disent qu’ils ne sont pas assez reconnus, d’autres avancent d’autres pistes.

Ceux qui deviennent médecins, sont très majoritairement issus des métropoles et des classes sociales supérieurs. Ce serait l’une des cause des déserts médicaux.

Incontestablement des professionnels de santé se comportent en “mercenaires”. Il n’y a que l’argent qui compte, très loin du serment d’Hippocrate.

Chacun a conscience que la santé c’est un triptyque: physique, psychologique et social. Les conditions de travail sont un élément très important et la France est dernière en Europe. Il n’y a pas de culture du préventif. Si certains sont pour la responsabilisation des citoyens sur leur santé (gestion par l’efficience et la résilience), pour beaucoup, la “ficelle” est grosse pour déresponsabiliser ceux qui sont aux commandes.

Analyse des débats de la CGT CD85

Cependant, la CGT CD85 constate que le monde de la santé est gangrené par des corporatismes représentés notamment par des ordres: l’ordre des médecins, des pharmaciens, des infirmiers… Ce sont plus que des syndicats car ils font leurs lois et imposent leurs justices. Cette division (le mur d’argent le sait), empêche toute avancée. Les médecins sont bien représentés à l’assemblée nationale et les gouvernements.

Depuis la COVID, leur respectabilité a fortement chuté auprès de la population. Lorsque le politique, l’administratif, le financier se mêlent de médecine, ce n’est plus de la médecine. De plus, le fait, que beaucoup ne peuvent plus se soigner, nombreux ont constater que c’est le temps qui soigne beaucoup de maux. Ainsi, une grande partie de leurs pouvoir vient, non pas des médicaments, de leur pouvoir de faire des arrêts de travail.

Parallèlement, la révolution numérique (internet, l’IA…), désacralise le savoir des médecins (qui a été mis à mal à partir du COVID). Le savoir est et serra de moins en moins valoriser. “Le savoir sans conscience n’est que ruine de l’âme“. Nombreux pensent que la médecine devient sectaire: une cause louable pour défendre des intérêts personnels.

Enfin, on peut s’interroger sur les méthodes de sélections des professionnels de santé. Il y a le savoir, le savoir faire et le savoir être. Beaucoup de “malades” et leurs proches s’interrogent de plus en plus sur les deux derniers.

Pour conclure

Pour la CGT CD85, il faut lutter pour préserver notre système de santé solidaire: “je donne en fonction de mes moyens et je reçois en fonction de mes besoins“. Les gouvernements successifs cassent le système de santé pour imposer un système marchand: “la bourse ou la vie“. Cela ne peut passer que par la lutte contre les corporatismes.


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