Les “grandes messes” de rentrée

Il ne faut l’avouer, les “grandes messes” ne font plus recette au Conseil Départemental de la Vendée. La “grande messe de rentrée” pour les agents des collèges n’échappent pas à la règles. Absence de cap, de route, elles sont devenues inaudibles. Désormais, au combien un cap, une route miraculeusement serait donné, le bateau tourne malheureusement depuis assez longtemps en rond pour être crédible.

L’argument servit chaque année “Ne vous plaignez pas, les agriculteurs, les artisans, les chefs d’entreprises sont plus malheureux que vous” ferment définitivement “les écoutilles” pour le reste du discours et ceux suivants. Beaucoup d’agents ont les plus grandes difficultés pour terminer les fins de mois pour manger, se loger, se soigner, se chauffer, se déplacer (prix du carburant, des voitures, de l’entretien, de l’assurance…), élever ses enfants… Ils en font toujours plus. Par exemple la démographie inquiète sur l’avenir des établissements. Toujours, il n’y a plus d’horaire sur les fiches de poste. Le pouvoir autoritaire et arbitraire de l’autorité fonctionnelle ne cesse de croitre sur les agents avec les nouveaux enjeux budgétaires. Les perspectives ne sont pas bonnes. Le Conseil départemental de la Vendée construit. Mais les questions que beaucoup se posent: Pourquoi ? Pour qui ?

Le café et la brioche a plus de mal à passer. Des agents se sont fait “engueulés” car ils ont tardé (car ces messes c’est aussi pour les établissement l’occasion de “faire des courses” pour le collège) et loupé “la messe”.

Les agents des collèges ont eu manifestement le droit au récit de la douce époque où l’on pouvait “lapider” ses petits camarades à coup de marrons dans les cours d’école. “C’était le bon temps” alors que beaucoup en ont aussi souffert. Maintenant les jeunes sont sur leurs téléphones à “harceler” les autres (vision caricaturale). C’est la raison que les téléphone seront désormais bannis pour les agents du Conseil départemental de la Vendée. Une démonstration, une décision implacable. Encore une décision autoritaire et arbitraire, démagogique, sans penser que le portable (au combien personnel et gratuit pour l’employeur) est devenu un outil d’organisation et de production. Une décision qui, déjà, est transgressée par l’autorité fonctionnelle.

C’est toujours l’illustration de la gestion par l’efficience et la résilience: “y’a qu’à“; “faut qu’vous“; “c’est comme ça“; “si tu n’es pas content tu dégages“… C’est un management de fainéant et de feignant, d’une autorité dépassée qui tient par “les premiers de corvées”.

Il faut un retour au sérieux et cela passe notamment par se mettre autour d’une table et que la direction et les élus écoutent, sans ricaner, même ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre.


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