Au premier juin prochain le SMIC devrait augmenter de 2,4% pour répondre à l’inflation. Cela est due a une augmentation mécanique provoquée par l’inflation: ce n’est donc pas un cadeau. L’inflation notamment sur les produits pétroliers (due à la guerre en Iran) a dépassé les prévisions des experts.
Ainsi en € BRUT (au niveau national: minimum):
| Nbr d’accueils: | AVANT | APRÈS | PROGRESSION |
| 1 | 1823€03 | 1866€78 | 43€75 |
| 2 | 2664€41 | 2728€40 | 63€99 |
| 3 | 3505€79 | 3590€02 | 84€23 |
| 4 | 4347€17 | 4451€64 | 104€47 |
La revalorisation du SMIC occasionne également une revalorisation de l’indemnité d’entretien BRUT :
| Nbr d’accueils: | AVANT | APRÈS | PROGRESSION |
| 1 | 446€25 | 456€90 | 10€65 |
| 2 | 892€50 | 913€80 | 21€30 |
| 3 | 1338€75 | 1370€70 | 31€95 |
| 4 | 1785€00 | 1827€60 | 42€60 |
Si certains trouvent les salaires des AF confortables, il faut ne pas oublier que :
- le montant est brut
- Si la base de travail est de 120h mensuelle, beaucoup d’Assistants Familiaux travaillent 24/24, 365 j/an (notamment avec des enfants qui n’ont pas de place dans les institutions, où les relais sont difficiles à trouver). Ils sont tout le temps disponible pour les enfants et à disposition de l’employeur, des parents… Il faut, par exemple, des autorisations pour quitter le département.
- Si l’indemnité d’entretien doit, en principe, couvrir tous les besoins du jeune (hygiène, chauffage, alimentation, habillement, coiffeur…), il faut comprendre que l’employeur impose des frais, réclame les justificatifs (se qui est normal)… Les dégâts fait par les jeunes, sont souvent à la charge des AF (difficultés pour faire fonctionner les assurances). Si le jeune va à l’école en dehors de la commune (c’est le cas en Vendée), l’AF est remboursé 0,18€/km
- C’est l’un des métier salarié (le seul) où l’employeur ne fournit aucun outil de production: maison, voiture, mobilier, l’assurance … Cela nécessite donc souvent des investissements lourds
- Leur revenus dépendent du travail donné par l’employeur. PAS DE TRAVAIL = PETITS REVENUS , avec des charges identiques: assurance, prêts ( maison, voiture…), chauffage de la maison… Ainsi nous avons des fiches de paye à zéro Euro.
Pourquoi des AF veulent quitter la profession et n’y arrive ?
Aspect financier
Sur l’aspect financier: la compensation financière des AF aux investissements engagés, ainsi que les risques (“pas de travail = petits revenus) font que le métier n’est pas attractif. Beaucoup d’AF veulent quitter la profession et ne peuvent pas en raison des engagement vis-à-vis des banques
Aspect moral et affectif
Plus qu’un métier: c’est une vocation. Quoi de plus beau que d’accompagner un enfant à grandir, lui apporter de l’humanité ? Beaucoup d’AF, prennent sur le deniers personnel l’entretien des enfants”. Beaucoup continuent à apporter leur aide aux enfants devenus majeurs abandonnés par l’institution. Un lien très fort se crée entre la famille et les jeunes. Ce que déplorent beaucoup d’AF c’est l’abus du chantage affectif, souvent inutile, de l’institution qui rentre dans le chant, tabou, de la violence institutionnelle.
Conditions de travail
Il y a “du servage“, non pas de l’implication nécessaire pour élever un jeune mais de l’institution: “vous êtes payé: vous devez faire tout se que je vous dit“. C’est le loyalisme imposé (soumission aveugle à l’autorité), régulièrement contraire aux valeurs d’AF. Si la voix est dissidente, alors l’AF est accablé par la dette, la honte et la peur du lendemain.
Il y a aussi le mépris. Beaucoup d’AF ont des choses à dire au sujet des jeunes qu’ils accueillent, fréquentent au quotidien. La hiérarchie, l’organisation, fait qu’il y a des sachants. L’intérêt de l’enfant est souvent un voile pudique.
La gestion par l’efficience et la résilience (“y’a qu’à”; “faut qu’vous”; “c’est comme ça”…) touche aussi l’ASE, les AF. Ainsi les messages envoyés par mail sont sans réponse, les demandes de fin d’accueil s’éternisent.


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