CCFP: c’est l’arbitre qui marque les buts et distribue les cartons rouges

A lieu, en ce moment, le Conseil Commun de la Fonction Publique CCFP. Employés de la fonction publique et employeurs de la fonction publique (Territorial, État, Hospitalière) discutent sur les conditions de travail des agents: organisation, rémunération… En maitre de cérémonie, il y a le gouvernement.

Rencontre du 8 avril

Ils se sont réunis une première fois le 8 avril, puis le 29 avril. Sur les 14 propositions des représentants du personnel (CGT, Fo, CFDT, UNSA, FSU, Solidaire, CFE-CGC, FA-FP) 13 ont été déclarées irrecevables par le gouvernement. Les sujets abordés:

  • le dialogue social
  • les ouvriers d’Etat
  • garde d’enfant malade
  • délais de route
  • égalité femme-homme et égalité professionnel
  • le pouvoir d’instruction des chefs de service
  • le dialogue social

On constate que si les employeurs État soutiennent les propositions du gouvernement, mais tous les autres sont dans l’opposition: “CONTRE”. Résumé

Rencontre du 7 mai

Pour la rencontre du 7 mai a eu pour un seul sujet la protection des enfants: le projet du gouvernement. Si la CGT, FO, FSU, Solidaires se sont abstenus, tous les autres (patrons et travailleurs) se sont positionnés “POUR”. Cependant cela a été l’occasion pour la CGT de fair part de l’effondrement du pouvoir d’achat et souligner les carences du gouvernement: il n’y a plus de ministre de la fonction publique. Résumé

Bilan

Si des consensus seraient possibles, entre employeurs et employés, sur certains sujets (comme dans le secteur privé), mais le gouvernement impose sa politique sur les représentants des agents et des employeurs (donc les élus locaux). Le gouvernement n’est plus arbitre mais acteur. Cela bloque ainsi toute avancée et le dialogue social.

Que diriez-vous si c’est l’arbitre qui marque les buts et qui distribuent les cartons rouges à qui ose s’opposer ? Est-ce du népotisme ?

Désormais sans ministre de la fonction publique dédié, la CGT a le sentiment de parler à un mur. Il y a donc le sentiment amère que c’est “le mur d’argent” qui impose sa politique en France. Démocratie, intérêt général et ordre public passent donc au second plan. La situation est très préoccupante. C’est le sort réservé à ceux qui ne se sont pas battu à temps.


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