Actualités Prévoyance: la CGT CD85 exclus des consultations à la demande de la CFDT et Fo

Revirement de situation dans les consultations du Conseil Départemental de la Vendée au sujet de la prévoyance. La CGT du Conseil départemental de la Vendée a été exclu par deux syndicats (CFDT et FO) et le vice Président (M Salaun) du Conseil départemental de la Vendée, appuyée par deux arguments:

  • la CGT CD85 n’a pas signé l’accord;
  • les propositions de la CGT CD85 sont trop éloignées des velléités de la collectivité.

La CGT CD85 s’y attendait. Nous nous doutions que la CFDT après avoir été désavouée en CST, mauvaise joueuse, allait revenir à la charge.

Cette décision a pour conséquence d’exclure, de fait, la parole, la voix, de dizaines de centaines d’agents du Conseil départemental de la Vendée mécontents de la Prévoyance pourtant co-contractant de force à leur contrat. C’est incontestablement méprisant pour eux.

Cette décision illustre tout d’abord le manque de fair-play de la direction et de la CFDT (nous sommes habitués). C’est à dire un manque de respect des règles, de l’esprit démocratique, et de l’adversaire. Les élus et CFDT voulaient un plébiscite et ils ne l’on pas eu à cause de la CGT CD85 qui a refusé de signer (voir dossier).

Ensuite, la direction, dans le rôle d’arbitre, a voulu faire plaisir à la CFDT. En voulant renforcer la CFDT, elle l’a en réalité affaiblie. Ainsi chacun constate la complaisance, la connivence, voir la complicité entre CFDT et élus.

Enfin “l’effet de meute” au sein de la collectivité: ” ceux qui ne sont pas contents des décisions du chef sont exclus (appuyés par les autres)”. C’est culturel. C’est fâcheux.

Pour la CGT CD85 ce n’est pas grave car ce n’est pas une négociation, mais une consultation (“je vous écoute mais je fais se que je veux“). Les élus n’ont pas besoin de cette réunion pour savoir se que revendique la CGT CD85. Nous connaissons déjà en réalité le résultat de la consultation. Cette consultation est une hypocrisie. Les partenaires sociaux de la direction obtiendrons le minimum syndical pour ne pas être désavoué de leur loyalisme (soumission aveugle au chef): entre 5 et 10% (10% en cas de grande bonté des élus). L’avenir nous donnera-t-elle raison ?

Ce pendant, c’est une drôle d’approche du dialogue social où l’on choisi son interlocuteur. Nous sommes très loin des l’esprit des Lumières et de la République: “je ne suis pas d’accord avec vous mais je me battrai pour que vous puissiez le dire“.

Seule la CFTC a souhaité la présence de la CGT CD85. Aussi nous les remercions.


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