L’interdiction par le préfet de faucher les dépendances vertes et le bord des routes, entre le 14 juillet et le 15 août en Vendée désorganise le service des routes. Cela va provoquer des pics d’activités bornés au printemps par la météo et la règlementation sur la protection de l’environnement, et à l’automne par les conditions météo pluvieuses.
Par manque de temps et de moyens matériels et humains, il sera impossible pour certains centres routiers (et PARC) de répondre aux objectifs. À notre connaissance, il n’y a pas de volonté d’augmenter les moyens conformément à “la gestion par l’efficience et la résilience” de la collectivité. Le service va donc revoir son organisation:
- Prioriser les actions (faucher d’abord le bord des routes)
- Les centres routiers vont renforcer le service des dépendances vertes du PARC
- Des RTT fixes vont devoir sauter
- Les pauses méridienne et les amplitudes revues (Travail en deux huit ?)
- l’organisation de vacances va devoir changer pour certains agents
Ce qui inquiète la CGT CD85, c’est tout d’abord la baisse du niveau de service public (entretien du domaine public) qui va en être la conséquence.
Il faut comprendre que l’entretien des espaces verts est un travail de sysiphe (un travail interminable et ardu, qu’il faut toujours recommencer, pour un résultat précaire et fragile); qu’il faut prendre à tache pour ne pas se laisser dépasser par les végétaux qui attaquent le patrimoine routier (ponts, routes système hydraulique). C’est un travail préventif qui , s’il n’est pas fait hypothèque le patrimoine. La CGT CD85 avait déjà alerté la direction des routes sur la situation.
Ensuite, les engins qui vont être plus sollicités: les engins (qui sont le principal facteur limitant) devront aller plus vite, avaler (couper, broyer, déchiqueter…) toujours plus gros, avec un risque important de pannes.
Enfin si les agents dans les tracteurs vont être plus intensément sollicités (dans un confort relatif), notre crainte, est pour les agents qui devront vraisemblablement faire plus de travail (parfois l’été sous forte chaleur) manuellement (débroussailleuses à dos, tronçonneuses…) pour faire un travail curatif qui ne sera pas fait (ou qui ne pourra plus être fait) par les tracteurs ou la mécanisation. C’est une question de santé et conditions de travail.
Ce dossier devrait donc logiquement passer en CST. La direction des routes va-t-elle le faire ou mépriser ?


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