BILLET D’HUMEUR
Lors de nos rencontres, vous êtes nombreux à vous interroger: comment certains, incapables, ont obtenus “leur place” (fonction), alors que d’autres, tout à fait capables, sont évincés de leur poste ? Manifestement, cela ne tourne plus rond; et il faut l’avouer, la question est de moins en moins tabou au sein du Conseil de la Vendée, face à l’évidence. Le tragique est que ce message est inaudible.
Il y a, bien souvent, de la part de la direction, qu’un seul argument opposé aux subordonnés détracteurs: “le mérite”. Et leur mérite (au sein du CD85), ne peut être jugé que par leurs pairs. Parallèlement, il est reproché à ceux qui s’interrogent d’être jaloux. C’est une figure rhétorique implacable.
Pourtant, tout d’abord, beaucoup de “premiers de corvées” qui s’indignent n’ont pas tous la volonté de passer “chef”. Ils ont ce mérite de connaitre leur qualités de savoir, de savoir faire et de savoir être. Ils savent se tenir. ce ne sont pas des ambitieux, zélés, et opportunistes. On ne donne pas une chance de progresser (promotion) à un “Tartuffe” (ou “un pervers narcissique”), on ne remercie pas, non plus, un incapable, pour un service: on commet une faute, vis-à-vis de ses subordonnés (certains rajoutent à toute la société).
Ensuite, certains agents (subordonnés) ont démontré de grandes capacités (diplômes, certifications, expérience…) et ils sont pris par “le syndrome de l’imposteur“.
Enfin, au combien nous n’avons jamais pondu d’oeuf, on se sens plus qualifier qu’une poule pour juger la qualité de l’omelette. Au combien nous sommes “inférieur”, cela n’empêche pas de constater les conséquences et les problèmes au quotidien.
Pourquoi c’est possible ?
Cela n’est possible que par la mise en place “d’une organisation kakistocratique” (politique du pire). La méthode de gestion par l’efficience et la résilience (“y’a qu’à“; “faut qu’vous“; “c’est comme ça“; “si tu n’y arrives pas c’est que tu n’es pas bon“; “si tu n’es pas content, tu dégages” …) à supplanté bien souvent: prévoir, organiser, coordonner, commander et contrôler. C’est une parfaite illustration.
Le loyalisme (la fidélité aveugle à l’autorité) a remplacé la loyauté (la fidélité à des valeurs et des principes). Le conformisme remplace les compétences. Cela aboutit parfois un management toxique de caïdat.
Que faire ?
Ce management, distrait, pousse à l’individualisme, crée une compétition des plus malsaine. La CGT CD85 dénonce depuis des années la pratique. Il n’y a aucune fatalité. Il ne s’agit plus de renverser la table (de se venger) car cela rajouterait de la tragédie au drame, mais de changer de culture.
La CGT CD85 est force de proposition. Ainsi par exemple, le Président (futur mandat, car c’est loupé pour celui-ci) doit annoncer (avouer) son cap et sa route (valeurs et principes) afin que chaque agent sache où il doit aller. La formation des encadrants est essentielle. Leur savoir, savoir faire et savoir être, doivent faire autorité (et non “le bâton et la carotte”). Interroger, ne doit plus être un comportement séditieux. Les représentants du personnel doivent être consultés préalablement, pour avis, aux nominations.
Nos dirigeants font l’éloge du dialogue social allemand alors qu’ils nous plongent dans les travers d’un management décadent du XVIIème siècle, ou “des maitres des forges” de l’époque de Zola. Ils sont en très très grande difficulté, pris dans une spirale. Ils n’arrivent plus à s’en sortir et ne peuvent plus répondre que par force et autorité. En ont-ils conscience ? L’histoire retiendra cependant leur noms et leur oeuvre.
La CGT CD85 a averti, à plusieurs reprises dans les instances, du naufrage qui se joue devant nos yeux. Ils ne comprennent pas, leur orgueil rend le message inaudible. Nous ne voulons simplement pas “mourir avec eux”.
DECADENCE
Le PAM


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