La CGT CD85 dénonce depuis des années les mesures prises en matière d’entretien de l’espace public routier. En effet sous couvert d’écologie, le Conseil Départemental de la Vendée fauche de moins en moins. De plus les conditions pour répondre aux objectifs sont de plus en plus restreints. Aussi les objectifs, en matière d’entretien, ne sont pas tenus.
En réalité l’écologie n’est qu’un voile pudique pour cacher la volonté de faire des économies en diminuant le niveau de service public.
Il ne faut pas oublier pourquoi on fauche, débroussaille, tronçonne:
- pour que l’eau s’évacue. En effet, l’eau est l’ennemie de la route, car elle déstructure les fondation de la route en profondeur, avec l’action du froid, elle fait tout exploser en surface.
- contenir les espèces invasives (Renouées du japon, chardons…)
- protéger les ouvrages d’art (Ponts, buses, fossés…) et les chaussées. Si on n’entretien pas la végétation sur les ouvrages d’art, la nature tend vers un “climax” végétal (la forêt ). Les racines toujours plus grosses font tout exploser (même le béton).
- pour la visibilité des automobilistes notamment au niveau des intersections.
- pour éviter l’implantation des gros gibiers (sangliers, chevreuils). Il faut comprendre que le système hydraulique d’une route peut occuper plusieurs hectares. Nous appelons cela des dépendances vertes. Le gibier n’y est pas chassé en raison de la proximité des automobiles et s’il y trouve gite et couvert il prolifère.
- pour éviter que délaissés deviennent des poudrières l’été en raison de la sécheresse. À noter que ce sont parfois des hectares d’espace vert d’un seul tenant.
Force est de constater, pour des raisons d’économies, ces motifs ne pèsent plus. À noter que nous ne sommes même pas certains que les élus et la direction (nous leur avons posé la question et nous n’avons eu aucune réponse) connaissent les raisons pour laquelle on agit.
Si l’entretien annuel à fait place à un entretien pluriannuel, les Hommes et les machines souffrent (cassent). Ainsi, en raison des pannes, du manque de matériel, les objectifs ne sont plus complètement tenus. Le retard s’accumule. Cette décision technique et politique (pour faire des économies) hypothèque notre espace public à tous.
En cette période, ce sont les départs de feux qui sont les plus visibles. Pour la CGT CD85, celui qui met “l’étincelle” est aussi coupable que celui qui dispose “des mèches” et dissémine “des barils de poudre” le long des routes.
Si le service change de méthode, il doit mettre les moyens adaptés (en Homme et en matériel) et ne pas attendre 10 ans pour le mettre en place.


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