Fin des “ponts” pour les services sociaux.

Si la continuité du service public était assurée par l’astreinte, un syndicat (la CFDT) a demandé, et obtenu, que les services sociaux ne fassent plus les ponts, afin de garder la liberté de disposition de ses RTT.

Pour la CGT CD85, si c’est une liberté de disposer de ses RTT, c’est aussi une contrainte (notamment pour ceux qui n’ont pas le choix de disposer de leurs RTT à leur guise) de ne plus pouvoir faire les ponts. En effet, il faut désormais, il faut 50% du personnel au boulot. Si certains pourrons placer un “télétravail”, nombreux vont devoir être présent sur site. Des arbitrages devrons être fait par les responsables de sites, notamment les années où il n’y aura pas beaucoup de ponts et des demandes.

La CFDT avait lancé de nombreux arguments notamment:

  • la continuité des services publics;
  • les autres établissements (France travail, CPAM…) ne faisaient pas les ponts. Pour la CGT CD85 c’est faux et ces établissements ne se préoccupent pas de l’organisation des MDSF (Maison des solidarités et des Familles)
  • Les agents à 35h devaient rattraper ces heures.

Après un premier avertissement des élus et de la direction, sur les conséquences de la demande de la CFDT, les élus ont répondu à leur demande. À noter qu’un représentant du personnel a avoué avoir fait “une connerie”.

Pour la CGT CD85, oui cette demande de la CFDT est une “connerie” corporatiste, qui va provoquer des inégalités de traitement. Cette demande s’appuie sur une hypocrisie dans l’organisation du télétravail (certains nous l’on avoué, leur télétravail ressemble plutôt à de l’astreinte et si l’IA fait parfois des miracles, cependant elle ne trompe pas beaucoup de monde). En effet, des demandeurs de la mesure ont avoué “qu’ils se mettraient en télétravail”. C’est fâcheux.

Les principales victimes seront les agents administratifs d’accueil notamment dans les petites MDSF. De plus, les 50% du personnel va être difficile à tenir, ce sera une épée de Damocles sur la tête des agents et certains sites seront, dans les faits, plutôt à 25%. Chacun verra si l’avenir donnera raison à la CGT CD85.


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