La 5 novembre 2026, la CGT CD85 appelle à la grève (l’après midi) et à la manifestation. Une des revendications est le droit de manifester
C’est toujours au nom de la sécurité (qui n’est pas une liberté fondamentale), qu’un régime tyrannique s’attaque à la sûreté (qui est une liberté fondamentale).
- La sécurité n’est pas une liberté fondamentale: c’est une obligation de protection et un moyen pour garantir les libertés. La sécurité ne doit pas être au service (donc un moyen) de quelques uns. Nous l’avons vu lors des incendies dans les Landes (pour protéger les villa des riches), ou avec les forces de polices pour protéger les biens et les personnes de nos dirigeants. La sécurité ne se résume pas à la sécurité des biens et des personnes aux travers des pompiers ou des forces de l’ordre. Elle est aussi sociale (la sécurité sociale, que nos dirigeants attaquent pourtant depuis sa création: retraite, santé, chômage).
- La sûreté est une liberté fondamentale: c’est le fait de ne pas être inquiété par l’autoritaire et l’arbitraire. Dans l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) de 1789, la « sûreté » désigne la garantie contre l’arbitraire de l’État et les arrestations injustifiées, et non la protection policière ou physique
Quand un politique, ou un commentateur, dit: ” La sécurité est la première des libertés” est une aberration juridique (Alain Peyrefitte, Manuel Valls, Jean-Marie Le Pen, Laurent Wauquiez, François Hollande, Sarkozy…). Emmanuel Macron disait ” La sécurité ce n’est pas de droite ou de gauche, c’est la première des libertés ” . Pourtant c’est consciemment qu’ils le disent, car les anciens (qui l’avaient bien compris) les ont prévenu du danger. Lorsque qu’un politique assimile la sécurité à une liberté c’est pour lui permettre de justifier des restrictions de libertés publiques (surveillance, contrôles renforcés, états d’urgence…) sous couvert de l’ordre social. Lorsqu’un politique ou un dirigeant, développe, attise, volontairement la peur, par les menaces (agressions des personnes, agressions des biens…) et ne propose que du répressif (restriction des libertés), alors c’est le signe d’un comportement tyrannique.
Exemples de quelques lois et tendances:
Rappelons que les lois d’exception notamment contre le terrorisme, c’est la force des choses, finissent toujours contre les opposants.
Sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme
- Loi relative à la sécurité quotidienne (2001) : Adoptée après les attentats du 11 septembre, elle a renforcé les pouvoirs de fouille et de surveillance policière, suscitant des inquiétudes sur le respect de la vie privée.
- Loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (Loi SILT – 2017) : Ce texte a transposé plusieurs mesures d’exception de l’état d’urgence (périmètres de protection, assignations à résidence, fermetures de lieux de culte) dans le droit commun.
- Loi pour une sécurité globale préservant les libertés (2021) : Son article 24, qui visait à pénaliser la diffusion malveillante de l’image de policiers, a déclenché d’importantes manifestations. Le Conseil constitutionnel a finalement censuré cet article, jugé trop flou et disproportionné.
Surveillance et espace numérique
- Loi relative au renseignement (2015) : Promulguée après les attentats de janvier 2015, elle a légalisé l’utilisation d’outils de surveillance de masse (comme les “boîtes noires” chez les hébergeurs internet), qualifiée par ses opposants de dérive liberticide en matière de vie privée.
- Loi visant à lutter contre les contenus haineux sur internet (Loi Avia – 2020) : Portant sur la modération des réseaux sociaux, l’essentiel de son dispositif de censure en 24 heures a été invalidé par le Conseil constitutionnel pour atteinte excessive à la liberté d’expression.
Crise sanitaire et contrôle de la population
- Lois sur la gestion de la crise sanitaire (2021-2022) : L’instauration du pass sanitaire puis du pass vaccinal a fait l’objet d’une forte contestation politique et citoyenne, les opposants dénonçant une restriction disproportionnée de la liberté d’aller et venir ainsi qu’une obligation vaccinale déguisée.
Régulation sociale et immigration
- Loi confortant le respect des principes de la République (Loi séparatisme – 2021) : Visant à lutter contre l’islamisme radical, elle a accru le contrôle de l’État sur les associations et les lieux de culte, provoquant des réserves sur le respect de la liberté d’association et de culte.
- Loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration (2024) : Ce texte a fait l’objet d’un débat extrêmement tendu. Plusieurs de ses dispositions restrictives (durcissement du regroupement familial, caution de retour pour les étudiants étrangers) ont été censurées par le Conseil constitutionnel.
Nous pourrions aussi parler de la proposition de loi Casseur Payeur (2019-2026), qui fait payer ceux qui ne cassent pas. Ainsi cette loi ne sanctionne pas les faits, mais les intentions (vraies ou supposées) ou les opinions. C’est fâcheux.
Tout ceux qui votent ces lois en sont complices. Force est de constater que l’on est dans un état d’urgence permanent.
À quoi sert de manifester ?
Manifester sert:
- à faire entendre un message, à alerter, sur une revendication (légitime)
- peser sur une décision qui va être prise par des décideurs
- à faire connaitre une situation
- à créer une solidarité entre des personnes différentes, des groupes de personnes.
Elle permet d’éviter (le plus grand risque pour démocratie), la tyrannie d’une majorité, surtout si c’est une majorité relative (comme c’est le cas), ou si cela est dictature. Dans une démocratie la majorité doit préserver les minorités.
Que fait la “Macronie” et ses alliés ?
Tout d’abord la “Macronie” (et ses alliés) invisibilise les manifestations (toujours au nom de la sécurité):
- il contraint les parcours à ne pas aller dans les centres villes.
- il bloque les réseaux sociaux
- les médias mainstreams (dominants), n’informent plus. Il méprisent, se moquent, diabolisent, combattent. Ils se focalise sur des évènement pour engendrer la peur du lecteur ou du téléspectateur. Les revendications et des luttes sont rendues inaudibles.
Ensuite il criminalise cette liberté constitutionnelle de manifester. Nos dirigeants substituent la liberté constitutionnelle de manifester et la répression judiciaire.
- la garde à vue (voir la justice) est détournée pour un outils de maintien de l’ordre (pour les accabler par la peur du lendemain, la honte, voir la dette)
- les dirigeants autorise (complaisance, connivence, voir complicité) la répression violente des forces de l’ordre.
- Il prolonge les mesures d’exceptions (des Attentats de Charlie Hebdo, -des Jeux Olympiques…).
Enfin, il détruits les contres pouvoirs. La démocratie ne se résume pas au principe: un Homme = une voix. La démocratie c’est aussi, par exemple la séparation des pouvoirs entre: le législatif, l’exécutif, le judiciaire, les médiats (garant de la séparation des pouvoirs), et la finance (corruption).
La France n’est plus que le pays de la déclaration des droits de l’Homme. Il n’est plus le pays des droits de l’Homme.
Au sein de la fonction publique, nous l’observons. Macron a supprimé par exemple les conseils de discipline de recours. Ainsi cela complique l’accès à la justice de l’agent qui passe en conseil de discipline. Car les conseils de discipline sont une mascarade, une parodie de justice (nous l’avons dénoncé et démontré)
C’est aussi pour cela que l’on manifeste le 5 novembre
Depuis une vingtaine d’année, nos dirigeants ont imposé leur pouvoir sur les ruines des autres pouvoirs, leur droit sur les décombres des autres droits. par exemple les budgets de l’Etat sont passés en force (49.3); le garde des sceaux demande aux procureurs d’être sévère… Ils ont pris la direction des consciences notamment des plus vulnérable. Chacun connait le sort réservé à ceux qui n’ont pas su se battre à temps.
Si défendre la liberté de manifester c’est, pour certains (pour nous diaboliser, prétexte à nous bâillonner) de la politique, alors La CGT, et d’autres, assumons et nous nous battrons pour se droit, contre la tyrannie, comme elle l’a fait dans le passé.
Le PAM


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