Nombreux sont ceux qui nous expliquent que les médiats (qui répètent en longueur de journée les paroles du gouvernement) les rendent dingues. Nous allons vous expliquer comment nos gouvernants attrapent de nombreux citoyens comme “des lapins de six semaines par les oreilles”.
En réalité c’est une stratégie de communication, employé par beaucoup de gouvernants. Ils utilisent le triangle dramatique de Karpman, c’est-à-dire le lien entre: victime, persécuteur, sauveur. Comment de persécuteur se faire passer à sauveur, voir victime.

C’est un système réthorique pour discréditer un contradicteur devant une assemblée, à se faire passer “de bourreau” en victime. Il est une des caractérise des états fascistes pour arriver au pouvoir. Cela se passe en trois temps.
1/ La symétrie morale
Cela consiste, tout d’abord a s’attribuer un concept indiscutable comme la République ou la démocratie. C’est postulat, sur lequel le manipulateur ne s’arrête pas car tout s’écroule. Par exemple, poser la question: “Sommes nous en démocratie ou en république ?” Cette question de la république et de la démocratie est, par exemple, sur beaucoup de lèvres des manifestants. C’est la raison pour laquelle, la manipulation n’a pas de prise dessus.
Cela consiste, ensuite, a diviser en deux camps et à dire de façon autoritaire que lui (le dominant) est dans le “bon camp”. Par exemple ce que fait lui le Premier ministre, à l’assemblée nationale, dit que lui, son gouvernement et “sa garde prétorienne” (les forces de l’ordre) sont dans le bon camps. Cela est d’autant plus facile à imposer, lorsque l’on est en position de domination, que l’on tient la parole et que l’on peut compter sur une masse significative complaisante, connivente, voir complice (pour tirer un bénéfice des félonies du dominant). Ainsi toute critique est “criminalisé” et toute opposions est qualifié d’agression, de traitre, contre la République ou la démocratie.
2/ La construction de l’ennemi intérieur
Pour qu’un gouvernement, un parti, apparaisse comme “un protecteur efficace”, il faut un ennemi, clairement identifié (ex les casseurs, la CGT, les gilets jaunes, les terroristes, les virus …), afin de dissoudre la problématique (ne pas en parler) comme les revendications sociales. Il faut aussi un récit de violences et de peurs. C’est la raison pour laquelle, toutes les occasions sont bonnes, pour les dominants, pour provoquer, scénariser, amplifier voir mentir. Les petites mains chargés de faire le travail de provocation, c’est se que Coluche appelle “les appariteurs”, ou à la CGT “les jaunes”. Actuellement, les médiats mainstreams nous “perfusent” à longueur de journée de feux, de jet de projectiles… La violence institutionnelle est accentuée, disproportionnée afin de restreindre les libertés, dont la liberté fondamentale qu’est la sureté (le fait de ne pas être inquiété par l’autoritaire et l’arbitraire). C’est en cela que les médiats mainstreams sont complices.
Le bénéfice cela permet de détourner l’attention médiatique (qui ne se fait pas prier). On ne parle plus des problèmes, de la violence institutionnelle (mère de toutes les violences). Ça ne parle plus que des violences et des personnes supposés pilotés ces violences (boucs-émissaires, souffres douleurs…), c’est à dire ceux qui revendiquent, dénoncent. Tour de passe-passe, tous les débats se transforment en un débat unique sécuritaire.
3/ activation de la pensée tribale
En situation de crise, le dominant demande de choisir son camps, avec cette réthorique: “si vous n’êtes pas avec moi, vous être contre moi et par conséquent méchant“. Cela crée un système manichéen, sans nuance.
Le cerveau humain, plus on vieilli, et plus l’on cherche la sécurité (notion de survie). Les humains, comme les animaux, trouve cette sécurité dans “le troupeau” ou le “banc”. Le gouvernant est malin, il active sondages et commentateurs de tout poil, pour dire “qu’il est le banc le plus gros”. Pour faire parti du banc, cela exige une allégence total et immédiate à l’autorité, par peur du chaos et des représailles.
Les effets
L’usage des faux dilemmes et la polarisation est de la manipulation, pour souder une base et neutraliser les oppositions. Cela permet de sortir de sa position d’accuser, de s’extraire de ses responsabilités et de pointer le doigt sur quelqu’un d’autres.
Quand Lecornu dit “choisissez votre camps” il est de, façon direct, dans cette stratégie. Il transforme une situation qui doit s’apprécier factuellement en une position morale. Le gouvernement passe d’une situation de responsable actif d’un chaos à celui de défenseur de l’ordre public. C’est pratique. Si le Président Hollande a fait usage de procédé en restreignant de façon significative les libertés (état d’urgence permanent) lors des attentats ou “les lois travail”, le Président Macron en a abusé à de très nombreuses reprises ( retraites, Gilets jaunes, covid…).
Mais cette stratégie, nous le constatons, est aussi utilisé au sein de la collectivité.
C’est toujours au nom de la sécurité que les dominants volent les libertés, la sureté, des citoyens.


Laisser un commentaire