BILLET D’HUMEUR

La canicule met notamment les organismes de ceux qui travaillent sur la route à rude épreuve. Beaucoup d’agent des routes n’ont aucun échappatoire.

Conditions de travail

Ainsi, par exemple, les tracteurs sont une véritable serre dont plus le volume à l’intérieur de la cabine est faible, plus la cabine est proche des moteurs, alors plus le conducteur est sujet à la chaleur. La poussière ne permet pas toujours d’avoir une aération naturelle, elle encrasse rapidement les radiateurs. Les climatisations ne permettent de gagner généralement qu’une dizaine de degrés. Cependant cela reste des conditions de travail bien supérieur à 30°c voir 40°c.

À noter, que l’objectif de ne pas faucher entre le 14 juillet et le 15 août, rajoute de la pression sur les responsables intermédiaires et “les exécutants”. Les difficultés de l’atelier du PARC, avec cette volonté de le “casser” pour externaliser les réparations, et aussi l’absence de véhicules de remplacement disponibles, n’arrangent rien. Ainsi les engins vieillissants (malgré un renouvellement) sont plus sollicités et poussés à bout.

Les agents qui travaillent directement sur les routes n’ont pas d’échappatoire. Sur les 2X2 voies il n’y a pas d’ombre. Lors du premier épisode de canicule 2026, la température de la chaussée dépassait les 60°c. Cette chaleur use les agents mais aussi le matériel, les engins. Tous les fourgons ne sont pas équipé de “climatisation refuge”. Suite a un déficit d’organisation, il est déjà arrivé, par exemple, de devoir mettre en place cinq palettes de plastoblocs (25 à 28kg soit 180 plastoblocs soit 5T), à trois, par plus de 40°c à l’ombre: “Y’a qu’à“; “Faut qu’vous“; “C’est un ordre“…

Rappelons que “le droit de retrait” est très relatif dans la fonction publique car “l’obligation d’obéir prime sur celui de désobéir” rappel régulièrement le Tribunal Administratif de Nantes. De plus, la hiérarchie a tout loisir, après, de se venger (le doute lui profite).

Ce que déplore la CGT CD85 c’est encore la gestion par l’efficience et la résilience de la direction: “Y’a qu’à“; “Faut qu’vous“; “Si tu n’es pas content tu dégages“…

Les glacières

La direction confond, par exemple, le contenu et le contenant. Le code du travail impose à l’employeur de fournir de l’eau fraiche. À la place la direction dit de mettre à disposition des glacières. Cependant, elle ne pose pas la question si:

  • si le volume de la glacière est suffisant ?
  • si des glacières sont effectivement disponibles ?
  • si les glacières rentre dans les véhicules ?
  • si la glacière électrique (ventilation) peut être alimenté ?

Elle se comporte comme des politiciens, elle se contente des intentions, mais ne regarde pas la pertinence de sa mesure.

Les horaires aménagés canicules

Si l’aménagement des horaires, lors des canicules, est bien prévue, son application reste pour le moins chaotique avec de grandes disparités selon l’appréciation des ARD et des centres d’exploitation. La CGT CD85 demande des éclaircissements.

  • Dans quel condition de température cela doit s’appliquer ?
  • Quel agent peut en bénéficier (astreintes) ?

Ce que demande la CGT CD85 à la hiérarchie c’est de prévoir, organiser, coordonner, commander et contrôler. Si pour commander, il n’y a aucun problème, pour le reste force est de constater que c’est beaucoup plus difficile. Sa gestion par l’efficience et la résilience est un management de déresponsabilisation, se déchargeant sur les subordonnés.

Le PAM


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