BILLET D’HUMEUR
Si autrefois nous n’avions pas de “merci”, maintenant la direction (la hiérarchie) commence à les distribuer. Cependant cette politesse ne payent pas les courses. Que dirait le patron du super marché, si vous passiez avec un caddie chargé de provisions à la caisse avec comme paiement un “merci” ? C’est pourtant se que fait notre employeur. La CGT CD85 dit STOP!
Une stratégie managériale bien pensée
Leur “merci” est, vous le reconnaitrez, très hypocrite. Elle est dans la stratégie de la bienveillance, qui accompagne la demande d’efficience (“y’a qu’à“; “faut qu’vous“; ” c’est comme ça“…) et de résilience (“si tu n’y arrive pas c’est que tu n’es pas bon“; “si tu n’es pas content, tu dégages“…). Si c’est un management bien policé, bien endimanché, c’est en réalité un management extrèmement toxique. La direction du Conseil départemental n’aime pas que l’on lui dise, mais pour de nombreux agents c’est “une violence institutionnelle“.
Des partenaires sociaux anesthésiés
Les partenaires sociaux (rappelons que la CGT CD85 n’est pas un partenaire social de la direction), qui cherche a se faire aimé aussi bien des agents que de la direction, est “pris par les oreilles de ce piège à la guimauve”. Nous l’avons entendu “maintenant nous avons un merci: c’est mieux qu’avant“. La CGT CD85 qui est dans le référentiel de la lutte de classe n’est pas dupe de la supercherie, de la manipulation, et vous sensibilise de ce piège.
Conséquence: un pouvoir d’achat qui s’effondre
Notre pouvoir d’achat s’effondre chaque mois. Plus de 25% de perte de pouvoir d’achat en 25 ans. Nous produisons toujours plus, les ultra-riches s’enrichissent, et les pauvres et les modestes (nous) s’appauvrissons. C’est le sort de ceux qui n’ont pas suent se battre à temps.
Si le gouvernement peut agir sur le point d’indice, notre employeur peut agir sur le déroulement de carrière et les primes, notamment des plus modestes rattrapés par la voiture balaie du SMIC. Cependant aucun des deux n’a la volonté d’agir.
Que faire ?
Les individualistes diront: “je n’y peux rien et donc je me débrouille“; “aucune reconnaissance, je travaille à hauteur de se que je suis payé“; “je gratte tout ce que je peux gratter“; “je me paye sur la bête“… Pour la CGT CD85, à terme, cela ne défend pas les services publics et cela rentre dans le jeu de politiques “libertariens” qui souhaitent casser les services publics (un bien commun qui doit défendre l’intérêt général). Psychologiquement avec cette stratégie, on compose avec l’injustice (on la laisse faire) et l’on est alors envenimé par l’inertie, le désespoir rongeur, et au fond de nous la culpabilité.
Pour la CGT CD85, il faut regarder l’injustice en face et agir, sans complaisance, sans connivence, ni complicité face à nos employeurs. Nous connaissons tous le sort de ceux qui n’ont pas sue se battre à temps. C’est se que l’on appelle le rapport de force. Le rapport de force ne se caricature pas à la manifestation (qui n’est qu’un outil), mais à agir sur tous les leviers possibles: droit, communication (sensibilisation, information, formation), blocage… Il faut agir en stratège: se protéger (derrière la personnalité morale d’un syndicat), se désaxer (aller sur un terrain le plus favorable), retourner toute l’énergie envoyée vers l’agresseur (reprendre se qu’il a volé), le neutraliser (mettre les outils juridiques pour qu’il ne recommence plus). Pour la CGT CD85 il ne faut pas casser l’outil de production mais se l’accaparer. Si vous êtes maitre de l’outil de production alors vous pourrez négocier la contrepartie notamment financière, c’est-à-dire votre salaire, traitement.
Le PAM


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