Jour : 20 octobre 2026
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J’ai vu blaireau, le loup et les belettes
Il était une foi, j’ai vu blaireau , le loup et les belettes, j’ai vu blaireau, le loup danser. Dans une ferme prospère, aux confins des grands bois, Vivait maître Blaireau, qui s’arrogeait les droits. Vêtu d’une peau blanche, il entrait dans la cour, Et sortait à sa guise, y revenant toujours. Il croquait les brebis, les poulets, les canards, Chapardait quelques œufs, sans remords, sans égard. La basse-cour grondait devant tant de méfaits, Mais Blaireau se moquait des plaintes qu’on lui faisait. « Que celui qui m’accuse et conteste mes lois Vienne donc dans mon bois me le dire en droit ! » Ainsi parlait Blaireau, fort de son arrogance, Faisant taire les voix par sa seule insolence. Devant le Bœuf, l’Âne, il passait chaque jour, Avec du foin en plus, une carotte en retour. « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ! N’allez pas écouter ces rumeurs vagabondes. » Quand Bœuf et Âne parlaient des bêtes disparues, Il accusait le ciel, les saisons, les crues. La météo, sans avocat, portait tous les torts, Et Blaireau poursuivait tranquillement son sort. Mais un jour, dans un pré, cheminant sans escorte, Il croisa le Bélier qui gardait sa porte. Blaireau, fier de lui-même et de ses appétits, Venait de dévorer l’un de ses chers petits. Le Bélier, courroucé, décocha de ses cornes Un coup qui fit trembler jusqu’aux vieilles bornes. Blaireau se retourna, blessé dans son orgueil : « Comment oses-tu donc m’infliger pareil deuil ? » Loin de battre en retraite et de faire profil bas, Il courut chez compère Loup conter son embarras. Le Loup, grand personnage, aux façons solennelles, Convoqua ses sujets pour une affaire officielle. Loups, belettes, fouines, chouettes et buses du bois, Tous furent réunis pour entendre la loi. Le Bélier fut sommé de répondre à l’affaire, Et Blaireau prit la pose d’un grand propriétaire. « Quoi ! Ne pourrait-on plus manger une brebis, Un poulet, un cochon, sans provoquer dépit ? Que deviendront vos ventres, vos festins, vos coutumes ? Faudra-t-il désormais ne manger que des légumes ? Finis les bons repas, les mulots, les vers blancs ! Voilà donc que Bélier s’en prend aux innocents ! » Puis montrant son derrière, il cria son malheur, Comme si trois poils perdus justifiaient sa douleur. Chacun chercha la trace, examinant l’endroit, Mais nul ne vit grand-chose, et pour cause, ma foi : À peine quelques poils avaient quitté la place, Sans qu’on pût discerner la moindre autre trace. Mais Blaireau, lui, partout racontait son histoire, Et montrait son séant, trophée de sa gloire. « Prenez garde, amis, Bélier pourrait demain Vous réserver le sort qu’il infligea au mien ! Si l’on ne peut plus rien croquer dans les fourrés, Si l’on doit respecter les troupeaux des bergers, Où va donc cette ferme ? Où va notre univers ? Quel désordre insensé s’abat sur nos clairières ! » La cour, pleine d’hypocrisie et de faux sentiments, S’indignait à grand bruit, mais souvent prudemment. Les uns baissaient les yeux, les autres acquiescer, Craignant que le grand Loup ne vienne les croquer. Le Loup, quant à lui, jouait les grands protecteurs, Enflait l’événement, en amplifiait l’horreur. Et Blaireau, par le bruit de sa mésaventure, Retrouvait quelque éclat, redorait sa figure. Car à force de montrer son arrière-train meurtri, Il faisait oublier les agneaux qu’il avait pris. Le voilà désormais qui paradait sans crainte, Ayant changé ses torts en victimes et en plaintes. Mais quelques jours plus tard, oubliant le danger, Blaireau crut le moment venu de recommencer. …
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L’affiche CGT CD85 pour la campagne 2026: c’est partie!
Voici ci-dessous une des affiches pour les élections professionnelles de décembre prochain. Explications: Cette affiche sera au verso de nos professions de foi. Elle reprend la raison d’être de la CGT CD85: “Un syndicat sans complaisance, sans connivence, ni complicité ! “. La liberté et l’indépendance de la CGT du Conseil Départemental de la Vendée…
