Les risques psycho-sociaux on en parle ? C’est un sujet tabou au sein du Conseil départemental de la Vendée: raison de plus d’en parler.
Mars 2026

Perte de sens dans le travail
La première revendication de la CGT CD85, auprès du Président du Conseil Départemental de la Vendée, est qu’il donne le sens pour l’action des agents. C’est essentiel pour les synergies entre collègues. Cela passe notamment par le fait qu’il exprime clairement ses valeurs et ses principes (la mise en action de ses valeurs). Bref qu’il fixe sa route (l’endroit où il veut aller )et son cap (le chemin pour y arriver), et qu’il organise son navire.
Des agents nous disent « qu’il gère la collectivité comme une table de poker. Il fait des coups. Il perd (Ex les Floralies…). Il veut se refaire. Il hypothèque le patrimoine. Devant les échecs, il se serait calmé, mais ne renonce pas. » D’autres agents pensent « qu’il va là où le porte le vent (des entreprises), du moment qu’il va vite« . Ils ont le sentiment de tourner en rond, rien n’est coordonnée. Alors chacun tire la couverture à soi, d’autres attendent avant de mettre leurs compétences en action… Ainsi nous sommes « drossés sur les rochers » (Flammes olympiques, les routes, le haras, le social, la cité du vélo, les constructions …) et cela crée un profond mal être.
Au combien on peut reprocher à la CGT CD85 d’être maladroite (mais on ne sait plus comment lui expliquer), cependant, il n’y a que la CGT CD85 qui a le courage de lui dire.
Les risques psycho-sociaux regroupent: le stress au travail (surcharge de travail; manque de moyens; manque d’autonomie…), les violences internes (harcèlement; conflits…), les violences externes (insultes; menaces; agressions…). Seules les violences externes veulent être abordées par notre collectivité.
Notre employeur doit assurer (obligation) la santé physique et mentale des agents (article L4121-1 du code du travail). Il doit évaluer les risques et prendre les mesures nécessaires.
Si notre employeur est (lorsqu’elle n’engage pas sa responsabilité) disposé à s’occuper des violences externes, force est de constater qu’il l’est beaucoup moins pour les violences externes et encore moins le stress au travail. Pourquoi ?
La CGT CD85 a la faiblesse de penser que cela pourrait remettre en cause la culture (management) au sein du Conseil Départemental.
En effet tout d’abord, la collectivité se ment: « on ne voit bien qu’avec le coeur (le double coeur Vendéen), l’essentiel est invisible pour les yeux » aime à le répéter le Président du Conseil départemental de la Vendée Alain Leboeuf. Nous sommes incontestablement dans la post-vérité. La post-vérité c’est l’impossibilité de dénoncer
Ensuite, la collectivité est gérée par la gestion par l’efficience et la résilience. Cela peut se traduire par: « y’a qu’à« ; « faut qu’vous« ; « c’est comme ça« ; « si tu n’es pas content tu dégages« ; « si tu n’y arrives pas, c’est que tu n’es pas bon« … C’est un management de « fainéant » impulsé depuis le sommet de la collectivité. Ça fixe des objectifs sans leur donner du sens (route, cap), dans discuter des implications, sans concertation des moyens et buts (temps; qualités; moyens humains matériels et financier) pour y arriver. Avec la quête effrénée du résultat, la hiérarchie en vient à développer des stratégies pour s’adapter aux attentes de la hiérarchie et ce au détriment de l’intérêt général. Pire la hiérarchie refuse d’aller voir les conséquences de leurs actes: « vue de ma fenêtre tout va bien » aime à le répéter un directeur. C’est extrèmement violent
Enfin, la culture du mérite attaché au loyalisme. Si l’agent doit être loyal (faire preuve de loyauté, c’est à dire fidèle aux valeurs de la fonction publique: servir l’intérêt général), pour les élus c’est faire preuve de loyalisme (soumission aveugle à l’autorité). Le mérite ne sert pas à récompenser les compétences, l’engagement pour l’intérêt général, mais le mérite sert à récompenser le loyalisme. Il décourage à contrario les autres.
On comprend alors pourquoi n’est pas enclin à traiter le stress au travail, car cela risque bien de le remettre en cause.
Pour les violences internes, sont aussi tabou. Elles le semblent d’autant plus tabou, lorsqu’elles impliquent des cadres. Il y a des enquêtes administratives dont beaucoup s’interrogent sur la sincérité (quand les agents arrivent à les obtenir). Le loyalisme au CD85 est la règle. Les violences internes sont rarement sanctionnées, elles sont réglées en interne : « une promotion vite et qu’on s’en débarrasse ! ».
Le Conseille Départemental de la Vendée veut bien prendre des mesures contre les agression des usagers. Cependant, « les violences institutionnelles » qui peuvent engendrer des réponses violentes des usagers, sont tabou.
Pour la CGT CD85, il est impossible de surmonter les difficultés devant tant de mauvaise foi de la direction. La stratégie du Conseil Départemental de la Vendée est : refuser, contester, retarder.
Pour la CGT CD85, il faut sortir la problématique de la collectivité. La CGT CD85 vous donne la parole. Elle vous invite chaque année à répondre à un sondage sur vos conditions de travail. C’est le test que la Collectivité ne souhaite pas faire.

Le test de Karasek
La CGT CD85 vous propose le test de Karasek de façon anonyme, car nous savons qu’il vous est parfois difficile de se livrer sur ce sujet si tabou. C’est un moyen, pour nous, de mesurer la dynamique du stress au sein de la collectivité par service. La situation s’améliore t-elle ou se dégrade-t-elle ? Le stress n’est pas que la surcharge de travail: cela peut être aussi la mise au placard.
Nous l’avons choisi, car c’est un test de référence.
» Toute pression d’un dominant sur ses subordonnés, reçoit une pression inversement proportionnelle volume d’humanité, de compétence, déplacé. »
La CGT CD85
Victime de violences psychologiques que faire ?
Quelle est la première chose à faire ?
La première des chose est de se protéger. Au besoin, aller voir son médecin traitant. Faire reconnaitre cela en accident de service ou de travail. Il est souvent illusoire de vouloir s’en sortir seul. Vous pouvez vous rapprocher d’un syndicat, d’un avocat.
Qui voir pour arrêter la violence ?
C’est une question de confiance. Vous pouvez vous rapprocher tout d’abord de vos proches; puis de la CGT CD85, ou d’un avocat, de votre médecin (voir le médecin du travail); enfin la direction. Attention lorsque l’administratif se mêle de médecine ce n’est plus de la médecine et certains en ont fait l’amère expérience.
Quel stratégie prendre ?
Plusieurs solutions s’offre à vous:
– la fuite qui signifie que la problématique restera inchangé. Vous aurez aussi perdu un peu de votre dignité pour ceux qui en ont.
– le combat. Il n’a qu’un objectif gagner. Mais il ne faut pas être seul car vos chances sont minces. C’est pourquoi il faut se rapprocher d’un syndicat loyal.
– Abandonner. C’est la reconnaissance de votre défaite et malheur au perdant.
– Esquiver ses responsabilités en la reportant la résolution du conflit sur une autorité. Mais dans la collectivité il y a un principe: « l’autorité doit tenir coût que coût ». Là aussi un syndicat peut être une bonne aide.
– Le compromis une proposition acceptable pour les deux parties. Mais en général si l’autorité se sent plus perdante (ex: humiliée), le compromis ne tiendra pas longtemps.
– Le consensus (relation gagnant/gagnant) est possible. Là encore l’intervention d’un syndicat (son expérience, ces connaissances ) est souvent bénéfique.
Quels sont les leviers ?
Il y a plusieurs leviers sont possibles en fonction de votre stratégie: syndicale (réunions, instances); administratif (fiches alertes, accident); médical (médecin du travail), judiciaire (porter plainte, saisir le procureur (art 40 du code de procédure pénal)… Chaque situation est différente.
La violence institutionnelle on en parle ?
La violence institutionnelle est une violence (jamais légitime) bien policée, bien endimanchée, pour laquelle on n’arrive pas à mettre un nom, car la responsabilité est diluée au sein d’une personnalité morale. Elle a toujours une excuse: l’intérêt général, l’intérêt de l’enfant, l’ordre sociale … Elle se base souvent sur des opinions et des interprétations. Elle est pratiquement sans contre-pouvoir, sauf lorsque survient une catastrophe. Autoritaire, arbitraire, elle se cache derrière le voile pudique de la libre administration et le pouvoir discrétionnaire. Elle peut être envers les agents, mais aussi les administrés.
Elle prend des formes diverses et variées. Quelques exemples:
– absence de sens nous l’avons vu précédemment. La collectivité n’agit plus pour l’intérêt général. Elle a des difficultés pour préserver les minorités.
– La gestion par l’efficience et la résilience (« y’a qu’à« ; « faut qu’vous« ; « c’est comme ça« ; « si tu n’es pas content tu dégages« …) le fait de reporter toute la charge de la responsabilité sur le subordonné (ou l’administré) sans même discuter des moyens
– L’absence de motivation alors qu’une décision administrative lorsqu’elle est défavorable par principe doit toujours être suffisamment motivée.
– La perte de pertinence des actes administratifs. Ainsi, pourquoi maintenir un panneau circulation alternée, alors qu’il n’y a plus de chantier.
– L’inégalité de traitement entre les agents (les administrés) couvert souvent derrière le voile pudique de la nécessité du service ou du mérite.
– Le non recours aux droits. La complexité administrative (technique, connaissances, délais, informations…) empêche de nombreux agents (et administrés) d’obtenir leur droit. Ces actes répétés, occasionnent un sentiment de dégout et de rejet.
– Le silence imposé, l’impossibilité de dire, le mensonge forcé: « Soit vous acceptez ma vérité. Soit je vous ferai taire !». À cette occasion on peut parler, par exemple, des procédures baillons.
– Le loyalisme (la soumission aveugle à l’autorité) qui a remplacé la loyauté (la fidélité à des valeurs et principes, notamment ceux de la république).
– L’impossibilité de contester. Les voies des recours sont de plus en plus longues, compliquées, coûteuses, avec un risque de perdre de plus en plus important.
-…
Pour la CGT CD85 la violence institutionnelle est l’un des principaux facteurs des agressions des administrés envers les agents de proximité. Pour la CGT CD85 (isolée sur cette position), il faut diminuer la violence institutionnelle envers les administrés, pour diminuer la violence envers les agents de proximité.
Assistant Familial un métier exposé
Les assistants familiaux (AF), par leur statut, leurs missions, sont très exposés aux risques psychosociaux.
En effet les AF sont subissent précarité et la pression financière car:
– ils ont souvent investi dans leurs outils de productions (prêts pour l’aménagement de la maison, l’achat d’une voiture…), ils sont dépendant du calendrier des remboursements des frais (ils font souvent la banque). Ils sont sous le joug de l’autoritaire et de l’arbitraire de deux services (ASE et PMI). Beaucoup nous relatent le chantage à l’enfant accueilli, les pressions des services et des familles. Que dire de « si votre voiture vous coûte plus de 0,18€ du kilomètre, vous avez qu’à changer de voiture » (mars 2025)…) ?
– Leurs missions peuvent aussi les exposer à la violence sociale sur des êtres vulnérables: des enfants.
La CGT CD85 dénonce le « servage » que subissent alors les AF notamment sous couvert de « l’intérêt de l’enfant », du manque d’AF… Beaucoup de droits leur sont refusés (dont le droit au repos, aux congés…). Les AF travaillent 24/24, 7/7, 365j/an.
La violence institutionnelle, bien policée, bien endimanchée, est plus insupportable que de côtoyer des violences physiques et sociales, pour lesquelles les AF se sont engagés.
La CGT vous met des outils à disposition


FAQ
Le bonheur au travail c’est quoi pour la CGT CD85 ?
La CGT CD85 a des pistes pour être épanoui au travail. Le bonheur au travail n’est pas qu’une affaire personnel ou de l’encadrant. C’est aussi de la responsabilité de l’employeur. Force est de constater (dans ses discours répétés) que c’est une responsabilité qu’il ne veut pas assumer.
« Le bonheur au travail, c’est quand nous nous adonnons de manière concentrée à une activité que nous avons librement choisie et qui ne nous ennuie pas (lassitude), ni ne nous dépasse (surmenage), qui est orienté vers un but précis, au sujet de laquelle nous recevons un retour immédiat, et qui ne détruit ni la santé mentale, ni la santé physique. »
Les pervers nacissiques ?
Tout le monde est manipulateur, dès sa plus petite enfance pour avoir un droit « tu pousses le bouchon un peu trop loin Maurice » . On ment (c’est la différence entre ce que l’on sait et ce que l’on dit pour avoir un droit), parfois on se ment, pour cela. Mais le pervers narcissique va plus loin, car il a une certaine jouissance intérieure à détruire l’autre: c’est un pervers. La situation est plus problématique encore lorsque le pervers narcissique a un poste d’encadrement, c’est-à-dire doué de pouvoirs de contrôle et de direction sur ces subordonnés.
Si la politique managériale du mérite au sein du Conseil départemental de la Vendée (où il faut se vendre, séduire…) est le terreau idéal pour « les Tartuffes », « les larbins », elle l’est aussi pour les 3% de la population atteints par cette pathologie. De plus, les pervers se sentent protégés par le principe: « la hiérarchie doit tenir cout que coût » ou (lorsqu’il a été démasqué) « une promotion, vite et que l’on s’en débarrasse ». Le pervers n’est pas sexué.
Dénoncer ? Les agents victimes se retrouvent, bien souvent face à l’argumentation de Mme Pernelle à Orgon dans Tartuffe de Molière Acte 5 scène 3: « Mon fils, je ne puis du tout croire qu’il ait voulu commettre une action si noire« ; « Les gens de bien sont enviés toujours.« ; « La vertu, dans le monde, est toujours poursuivie; Les envieux mourront, mais non jamais l’envie.« …
C’est pourquoi, nous vous invitons à contacter la CGT CD85. Ne restez pas seul. Consultez votre médecin traitant, un psychologue, psychiatre.
Le harcèlement institutionnalisé sur les agents un sujet tabou ?
Contrairement au harcèlement classique (une personne qui vise une autre personne), le harcèlement institutionnel vient de toute l’organisation en elle-même. Pour qu’il y ait harcèlement institutionnel, il faut:
– la répétition
– une dégradation de l’ambiance de travail et porte atteinte à la santé mentale du travailleur et à sa dignité (ex: surcharge de travail sans donner des moyens pour la réaliser); des attentes flous et des sanctions très claires; double discours (ça parle bien-être et ça valorise la souffrance; la culpabilisation de ceux qui craquent).
Cette violence, pour la CGT CD85, semble bien exister au sein de la collectivité. Il reste cependant à la démontrer devant la justice. Des procédures judiciaires ont été lancées (notamment pour les services de l’enfance). Cependant, nous avons à faire à des élus (à la tête de l’institution), et la CGT CD85 est toujours réservé avec l’indépendance de la justice notamment vis-à-vis des collectivités territoriale, afin de maintenir l’ordre social. À noter que la justice peut aussi se retrouver en position de « harceleur ».
Le code pénal art 22-33-2 permet de sanctionner le harcèlement moral même s’il vient d’un système tout entier (procès France Télécom/Orange). La France s’aligne sur le droit Européen. Même si l’intention n’est pas de nuire, mais si les effets sont destructeurs: c’est condamnable.
Vous êtes dans cette situation n’hésitez pas à contacter la CGT CD85
L’impossibilité de dire on en parle?
« Quoi que je dise, soit vous allez devoir l’avaler car je suis en position de pouvoir, soit je vous ferai taire: Taisez-vous! ».
Vous nous le dites, nous le savons, dans certains sites, services, il n’est pas possible de dire, de s’exprimer, d’alerter: l’omerta est culturelle. Ça veille, surveille et ça finit par être malveillant.
Dire: c’est manquer de « loyalisme » (la soumission aveugle à l’autorité), c’est désobéir. C’est s’attendre à de la vengeance bien policée bien endimanchée (promotion, travail dégradant…). Ne pas dire s’est aussi se mentir.
La hiérarchie abuse du droit de réserve, du secret professionnel, pour « censurer ». Le devoir de réserve n’est pas dans les textes. C’est une construction jurisprudentielle à l’appréciation du juge (pas de la hiérarchie). Le secret professionnel est pour certains métiers. Vous avez même parfois une obligation de dire: » Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur. » (article 40 du code de procédure pénal).
La post vérité c’est l’impossibilité de dire:
